Avertissement : ce site n’est pas un cours de philosophie. Il n’a pas pour but d’aider à la réalisation de devoirs de philosophie.

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Présentation :

 

Ce site met en, chantier une philosophie ouverte, qui refuse de se soumettre à l’exigence de totalité.

— Les propos tenus ne sont en aucun cas des leçons de sagesse que tout un chacun devrait répéter telles des maximes du bien penser. Il s’agit plutôt de propositions que les visiteurs peuvent inscrire dans leur réflexion ou à partir desquelles ils peuvent se mettre à penser l’inédit. La fonction de cette philosophie n’est donc pas de dire La Vérité, La Réalité ou Le Bien, mais plutôt de participer à un travail commun au sein duquel la diversité des dires compte davantage que leur conclusion. (qu’y aurait-il d’ailleurs après la conclusion sinon le néant ?)

— En finir avec la totalité n’implique pas, cependant, le renoncement à la cohérence. De la même façon que les astres par milliers forment des galaxies sans obéir à une loi unique qui les enfermerait dans Un monde unique, Un Univers unique, les pensées ouvertes se renvoient les unes aux autres, se complètent et divergent. Héritières d’une sorte de big bang primordial, sans date, ni lieu, ni principe, elles ne cessent de recréer des constellations de pensées. Sans système, elles mènent ensemble une pensée créatrice à la fois héritée et créée, elles construisent une mémoire philosophique en expansion.

— Il n’y a pas de Tout de la philosophie parce que nous sommes partie prenante de l’héritage et de la création qui la fait vivre. Ceux qui philosophent sont dans la philosophie et ne peuvent en sortir pour la surplomber et murer ses frontières. Pour autant, les hypothèses philosophiques ne peuvent pas accepter leur antithèse. Lorsque je fais de l’anthropodiversité une valeur, je ne peux pas accepter le racisme, ni même la notion de race qui fait disparaître la communauté anthropologique ; lorsque j’énonce l’hypothèse selon laquelle toutes les réalités sont possibles avant d’être réelles, je suis contraint de refuser la thèse du réalisme qui prétend que le possible dépend du réalisable ; lorsque je dis que les hommes vivent en commun, je ne peux pas dire, en même temps, que nous sommes par naissance et par essence des individus solitaires. Ainsi, la philosophie ouverte n’est pas une philosophie sans frontières. Bien au contraire, elle est nécessairement une arme de combat non seulement contre les enfermements totalitaires, mais aussi pour une diversité de mondes hospitaliers les uns envers les autres, parce qu’ils se savent tous ensemble compossibles.

Bonne lecture, bonne écriture,

Marc TAMISIER

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